Solidariteam : Une histoire de quartier, de crise et d'engagement

Mars 2020 : Le déclic

Quand le premier confinement s’est abattu sur la France au printemps 2020, personne n’était vraiment préparé. À Hautepierre, quartier populaire de l’ouest strasbourgeois, les conséquences se sont fait sentir immédiatement. Des familles qui vivaient déjà avec des budgets serrés se sont retrouvées du jour au lendemain sans revenus. Les jobs précaires – ménage, restauration, intérim – se sont évaporés. Les files d’attente devant les distributions alimentaires s’allongeaient de semaine en semaine.

Dans ce contexte, quelques habitants du quartier se sont posé une question simple : et si on faisait quelque chose, nous, ici, maintenant ?

L'idée

Pas une grande structure avec des années de montage de dossier. Pas un projet qui attendrait les subventions pour démarrer. Juste une initiative locale, rapide, efficace, pour répondre à l’urgence.

C’est comme ça qu’est née Solidariteam.

 

Le supermarché gratuit

L’un des fondateurs connaissait quelqu’un qui gérait une grande surface dans le secteur. À la fin de chaque journée, des dizaines de kilos de denrées partaient à la poubelle : des fruits et légumes avec des petits défauts, du pain invendu, des yaourts dont la date approchait, des conserves abîmées sur l’emballage mais parfaitement consommables.

Pendant ce temps, à quelques kilomètres de là, des familles sautaient des repas.

L’idée était évidente : créer un pont entre ces deux réalités. Pas une banque alimentaire classique avec des colis standardisés, mais un vrai supermarché où les gens pourraient choisir ce dont ils ont besoin, comme dans n’importe quel magasin. Sauf que là, tout serait gratuit.

Le principe était clair dès le départ : pas de stigmatisation, pas de formulaires à n’en plus finir, pas de contrôle aux faciès. Tu viens, tu prends ce qui te fait plaisir, tu repars. Point.

Plus qu'une association, une communauté

Avec le temps, Solidariteam est devenue bien plus qu’un simple point de distribution alimentaire. C’est devenu un lieu de vie, un endroit où les jeunes apprennent la logistique, le contact humain, l’organisation collective. Un espace où les bénéficiaires ne sont pas traités comme des assistés mais comme des personnes à part entière.

L’association fonctionne sans salariés, uniquement grâce aux bénévoles. Elle est enregistrée sous le statut d’association de droit local (spécificité alsacienne-mosellane) avec le numéro SIREN 923 285 365, et son siège est au 4 avenue Tolstoï, mais honnêtement, son vrai siège, c’est le cœur du quartier.

Les partenariats se sont élargis. D’autres centres sociaux font appel à Solidariteam. Des associations de quartier proposent des collaborations. Des habitants donnent un coup de main ponctuellement. Un écosystème solidaire s’est créé, presque naturellement.

Pendant ce temps, à quelques kilomètres de là, des familles sautaient des repas.

L’idée était évidente : créer un pont entre ces deux réalités. Pas une banque alimentaire classique avec des colis standardisés, mais un vrai supermarché où les gens pourraient choisir ce dont ils ont besoin, comme dans n’importe quel magasin. Sauf que là, tout serait gratuit.

Le principe était clair dès le départ : pas de stigmatisation, pas de formulaires à n’en plus finir, pas de contrôle aux faciès. Tu viens, tu prends ce qui te fait plaisir, tu repars. Point.

Pourquoi ça marche ?

Si Solidariteam fonctionne, c’est d’abord parce que le modèle est simple et pragmatique. Pas de bureaucratie lourde, pas de conditions d’accès complexes, pas de moralisation. Juste du concret : de la nourriture qui allait être jetée trouve le chemin vers des assiettes qui en ont besoin.

C’est aussi parce que l’association incarne une solidarité de proximité. Pas une ONG internationale avec des grandes campagnes, mais des voisins qui aident d’autres voisins. À Hautepierre, on se connaît, on se croise, on sait ce que ça veut dire d’avoir des fins de mois difficiles.

Et puis il y a cette énergie des jeunes bénévoles, qui prouvent chaque semaine qu’ils ont envie de construire quelque chose de mieux, qu’ils refusent de rester spectateurs des injustices qu’ils voient autour d’eux.

Et maintenant ?

Solidariteam ne prétend pas révolutionner le monde de la solidarité. L’association ne cherche pas les médailles ou les prix. Elle fait ce qu’elle peut, avec les moyens qu’elle a, pour que dans ce quartier de Strasbourg, personne n’ait à choisir entre se chauffer et manger.

C’est une goutte d’eau ? Sans doute. Mais pour les centaines de personnes qui franchissent chaque mois la porte du supermarché gratuit, cette goutte d’eau fait toute la différence.

Si vous voulez rejoindre l’aventure – que ce soit comme bénévole, comme partenaire commercial, ou simplement pour comprendre comment ça marche –, vous êtes les bienvenus. Solidariteam n’a jamais été l’affaire de quelques-uns. C’est l’affaire de tous ceux qui pensent qu’on peut faire autrement, qu’on peut construire une société où le surplus de certains devient la ressource pour d’autres, où l’entraide n’est pas un vain mot mais un acte quotidien.

C’est aussi parce que l’association incarne une solidarité de proximité. Pas une ONG internationale avec des grandes campagnes, mais des voisins qui aident d’autres voisins. À Hautepierre, on se connaît, on se croise, on sait ce que ça veut dire d’avoir des fins de mois difficiles.

Et puis il y a cette énergie des jeunes bénévoles, qui prouvent chaque semaine qu’ils ont envie de construire quelque chose de mieux, qu’ils refusent de rester spectateurs des injustices qu’ils voient autour d’eux.

"La vraie générosité envers l'avenir consiste à tout donner au présent."

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